Dans notre volonté de représenter l'hospitalité, nous rencontrons Nicolas, un ancien de l'ALPIL, avec qui il sera davantage question d'inhospitalité.

« L'inconvénient en France, c'est qu'on fait beaucoup trop de listes, listes de ceux qui pourront accéder à un programme de réinsertion, liste de ceux qui arrivent, de ceux qui sont là depuis longtemps, etc. Comment faire ces listes, sans penser à ce que ça implique, sans penser au passé ?!

On accueille de la même façon depuis dix ans. Il y a bien des outils, comme la réquisition ou l'occupation précaire, mais en 10 ans à l'Alpil, je n'ai rédigé que 2 conventions d'occupations précaire ! Quand on sait qu'on héberge dans des hôtels plus que limites, qui n'ont plus aucunes étoiles, qui sont insalubres, et qui malgré tout proposent de l'hébergement sans tarif préférentiel, pouvant aller jusqu'à 60 euros la nuité... En fait ces hôtels, d'une certaine façon, se paient une rénovation au frais de l'Etat ?!

Les accords de shengen définissent le délit d'indigence dans l'article 5, en demandant à toute personne d'avoir des moyens de subsistance suffisants ! Certaines OQTF (obligation à quitter le territoire français) peuvent être délivrées conformément à cet article !

Il était convenu que le plan froid serait pérennisé sur l'année après l'action des enfants de donquichotte, mais ça ne s'est pas fait. Maintenant le plan froid est devenu renfort hivernal... C'est un peu le syndrome de NIMBY (Not In My BackYard, oui pas chez moi) ! »