Schérer René, Utopies Nomades, ed. Séguier, 1996, 230 p.

« Le paradoxe de l'utopie (...) est qu'elle seule touche au réél dans un monde d'artifice (...) Monde amputé de sa meilleur part, de la plus assurée, que sont les désirs, les passions, trame et constistence du quotidien »

« Délaissant l'espace des iles bienheureuse, l'utopie s'introduit dans la dimension d'un devenir. Non seulement celle d'un futur, projetée dans l'à-venir, mais dans le mouvement même de l'histoire se faisant, pour opposer sa résistance à son apparente inéluctabilité »

Il s’agit d’un recueil d’essais s’échelonnant de 1989 et 1996. Très loin des utopies de Campanella ou de Platon, que l’auteur définit comme des « épures contraignantes », ce livre donne à lire une toute autre conception de l’utopie, très proche de Fourier.