"Et si les bains-douches étaient le centre du monde ?"

Installation Sonore aux Archives Municipales de Lyon

du 13/10 au 16/12

Archives municipales de Lyon

À partir des témoignages collectés, LALCA réalise des « Récits de villes », œuvres sonores ou expertises urbaines qui seront déposés aux Archives de la Ville de Lyon en octobre prochain et rejoindront ainsi la mémoire officielle de la ville.

Pour accompagner ce versement, les Archives Municipales de Lyon et LALCA s’associent pour présenter au public lyonnais une installation sonore et visuelle qui, inaugurée le 13 octobre 2022, donnera à entendre ces voix singulières oubliées de l’Histoire.

 

     Infos pratiques :
     L'installation sera visible du 13 octobre au 16 décembre
     La salle de lecture est ouverte du Lundi au Vendredi de 13h à 17h
     L'exposition est gratuite et ouverte à toutes et tous
     1, place des Archives, 69002 Lyon.
     Vernissage le 13 octobre à 18h.

 

En 2018, LALCA s'installe pour la première fois à proximité des derniers bains-douches municipaux situés dans le 7e arrondissement de Lyon à Gerland pour entamer un travail de recherche et création spécifique sur un des besoins de l’être humain ; celui de se laver. Ces bains-douches sont les derniers de la ville de Lyon (depuis la fermeture de l'établissement Flesselles à Lyon 1er en 2016) et ils offrent un accueil inconditionnel, anonyme et gratuit à tous, du lundi au vendredi de 7h30 à 17h30. L’objectif ici est de comprendre l’hospitalité de ce lieu, d'entendre les réalités urbaines des personnes qui viennent ici de manière occasionnelle ou régulière et de porter leurs voix auprès des politiques publiques et des faiseurs de villes (architectes, urbanistes, élus, techniciens, etc.)

À partir des témoignages collectés, LALCA réalise des « Récits de villes », œuvres sonores ou expertises urbaines qui donnent à entendre une réalité territoriale.

Deux éléments concomitants nous ont amené à considérer comme étant indispensable le dépôt de ces voix aux Archives municipales de Lyon. D’une part, nous souhaitons faire face à l’invisibilisation grandissante de beaucoup de personnes usagères des bains-douches (travailleurs pauvres dormant dans des véhicules, travailleur·euses informel·les, personnes en situation de migration, etc. ). Déposer ces voix dans une institution c’est reconnaître, au moins symboliquement, leur existence, leur importance et leur valeur.

Ensuite, les expériences urbaines qui sont les leurs, outre leur évident intérêt patrimonial, ont une importance capitale dans la fabrique urbaine de demain. Elles sont nous semble-t-il porteuses de solutions inclusives et hospitalières, indispensable. Là encore, les déposer dans un fond comme les archives c’est leur octroyer une valeur scientifique indéniable.

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